Comprendre son profil altimétrique : D+, D-, pente et allure
D+, D-, pente moyenne, allure : ces quelques chiffres résument l’essentiel d’un itinéraire, encore faut-il savoir les lire.
D+ et D- : le dénivelé positif et négatif
Le D+ (dénivelé positif) additionne tous les mètres montés sur l’itinéraire, le D- tous les mètres descendus — ce ne sont pas simplement la différence entre le point le plus haut et le point le plus bas : un parcours vallonné avec dix montées et dix descentes de 50 m cumule 500 m de D+, même si le point d’arrivée est à la même altitude que le départ.
Pente et répartition par tronçon
Deux itinéraires avec le même D+ total ne se ressemblent pas forcément : une montée régulière à 8 % se gère très différemment d’un profil avec plusieurs passages courts au-delà de 20 %. Regarder la répartition des pentes (pas seulement la moyenne) permet de repérer ces passages plus exigeants avant de partir.
Allure et VAM, à partir d’une trace réelle
Si votre trace GPX contient des horodatages (montre GPS, téléphone), l’analyse peut en tirer une allure réelle et une VAM (vitesse ascensionnelle moyenne, en mètres par heure) — des indicateurs utiles pour comparer vos propres sorties dans le temps, à condition de garder en tête les pauses : une pause non reconnue comme telle fausserait la vitesse instantanée, d’où une classification automatique des temps d’arrêt dans l’analyse.
Ce que l’altitude ne dit pas toujours
L’altitude d’un point tracé à la main provient d’un modèle de terrain externe, précis à environ 30 m près — suffisant pour un profil global, mais capable d’un écart ponctuel sur un point isolé ou en terrain très découpé (falaise, ravin étroit). Une trace GPX importée depuis un appareil GPS reste, sur ce point précis, généralement plus fiable.